Les Marronniers: ces sujets répétitifs, redondants et rituels de la presse de proximité

Si vous croisez un journaliste, ne lui parlez surtout pas de l’Aesculus hippocastanum. Cette plante est la hantise de la profession et, pourtant, elle la fait vivre.
Plus connue sous le nom commun de marronnier, l’Aesculus hippocastanum, fleurissait chaque année sur la tombe des Gardes-Suisses morts à Paris en 1792.

Cet événement faisait l’objet d’un article chaque année dans la presse, et, c’est pour cette raison qu’on appellerait ainsi ce type de sujets qui se répètent et qui sont prévisibles.

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Les marronniers qui inspirent les journalistes

Ainsi, Antenne-Centre-TV a débuté cette année 2017 avec deux marronniers, les premiers flocons de neige et le début des soldes.

La rentrée scolaire, la toussaint, le carnaval, le 1er avril, la Saint-Valentin, le vendredi 13,…
Voici un relevé des marronniers incontournables

Mais les journalistes, en général, rechignent à traiter ce genre de sujet. Ils ont peut-être déjà écrit souvent sur ces sujets et sont à court d’inspiration. Ils ne trouvent plus de nouvel angle d’attaque et ont l’impression de ne pas apporter beaucoup d’information « au sens noble du terme »

Le marronnier n’a pas la cote auprès des journalistes. La plupart y voient de la matière de remplissage. Pourtant, comme nous l’explique cet article de Marketing de contenu, ce genre de sujet a un réel intérêt éditorial.

La vie est un cycle, les saisons, les rituels, rythment la vie et soudent les communautés autour des célébrations. En abordant ce type de contenu, on entre directement dans l’intimité du lecteur-téléspectateur. On s’invite dans son quotidien en lui expliquant que nous ne faisons rien d’autre que lui et que nous sommes donc proches de lui. Il permet de créer une relation avec le consommateur de nos infos.

Loïc Ballarini : La Presse locale, un média de diversion,… extrait 

Occupant une position dominante sur un territoire qu’elle dit refléter, médiateur très particulier d’un espace public partiel, la presse régionale détourne le regard de la profondeur et de la diversité de la société pour l’attirer sur une construction des rapports sociaux simplifiée à l’extrême.

Ce n’est donc pas un marronnier de dire que les marronniers sont les piliers de la presse locale.

 

 

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